Le cours de Morphosyntaxe et Sémantique à Magisterio - 2006 / 2007

Ce blog s'adresse à nos étudiants de français à l'École de Formation de Maîtres à l'Université d'Oviedo (Espagne). Il est conçu comme un espace ouvert à leur créativité, et à toutes les activités qui favorisent un meilleur apprentisage du français.

02 octobre 2007

LE NOUVEAU BLOG POUR LE COURS DE MORPHOSYNTAXE 2007 / 2008

Voici, le nouveau
Blog de Français pour les Étudiants de
MORPHOSYNTAXE et SÉMANTIQUE
Vous êtes tous cordialement invités
à le visiter et à y participer si vous le désirez
;-)))
Juan


blogmorfo0708

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21 juin 2007

Cris nous envoie de nouvelles photos ;-))



crisconungatito

Cliquez sur la photo pour regarder le nouvel album de photos

et n'oubliez pas de cliquer sur le mot DIAPORAMA pour regarder

les photos avec un peu de musique

Posté par juanfrance à 14:01 - 0 - COMMENTAIRES DU PROFESSEUR - Commentaires [0] - Permalien [#]

C'est la Fête de la Musique

C'est le 21 juin
C'est la Fête de la Musique !!!

musicamedellin mexique

musicasuisse musiqueluxemboug

 

Quand Maurice Fleuret devient Directeur de la Musique et de la Danse en octobre 1981, il applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution : "la musique partout et le concert nulle part".

 l'occasion d'une étude sur les pratiques culturelles des français, il découvre que cinq millions de personnes dont un jeune sur deux, jouent d'un instrument de musique, et donc il veut faire descendre les gens dans la rue.

Et c'est ainsi que la Fête de la Musique est lancée, le 21 juin 1982, jour du solstice d'été, nuit païenne se référant à l'ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean.

_________________________________

Et pour ne pas passer la journée sans musique

Céline Dion vous offre

une belle chanson

;-)))


Céline Dion

Pour que tu m'aimes encore
Musique: Germain Gauthier
___________________________________

J'ai compris tous les mots, j'ai bien compris, merci
Raisonnable et nouveau, c'est ainsi par ici
Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané
Que le temps d'avant, c'était le temps d’avant
Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent

Il faut que tu saches

J'irai chercher ton cœur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore

Fallait pas commencer m'attirer me toucher
Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer
On me dit qu'aujourd'hui, on me dit que les autres font ainsi
Je ne suis pas les autres
Avant que l'on s'attache, avant que l'on se gâche

Je veux que tu saches

J'irai chercher ton cœur si tu l'emportes ailleurs
Même si dans tes danses d'autres dansent tes heures
J'irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
Je te jetterai des sorts pour que tu m'aimes encore

Je trouverai des langages pour chanter tes louanges
Je ferai nos bagages pour d'infinies vendanges
Les formules magiques des marabouts d'Afrique
J'les dirai sans remords pour que tu m'aimes encore

Je m'inventerai reine pour que tu me retiennes
Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne
Je deviendrai une autre après qui tu soupires
Ces jeux seront les nôtres, si tel est ton désir

Plus brillante plus belle pour une autre étincelle
Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore.
____________________________________

Posté par juanfrance à 12:31 - 0 - COMMENTAIRES DU PROFESSEUR - Commentaires [1] - Permalien [#]

03 mai 2007

ALBA ET CRIS EN FRANCE

Alba et Cris sont parties en France ,
et elles nous disent un GRAND BONJOUR depuis
Clermont-Ferrand.
Elles y sont allées pour compléter leur formation et y faire
un long séjour linguistique.
Mais elles ne nous ont pas oubliés.
Et voilà toute la collection de photos qu'elle nous envoient
petit à petit.
Découvrez un petit morceau de la France
à travers leurs regards.

N'hésitez pas a visiter leur ALBUM DE PHOTOS
;-)))

auvergne

(cliquez sur la photo, et après sur le mot "diaporama", pour
regarder toutes leurs photos avec un peu de musique)

Posté par juanfrance à 17:00 - 0 - COMMENTAIRES DU PROFESSEUR - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 avril 2007

Bonjour

IMAG4060IMAG4027

Alba et la cathédrale de Clermont!!.Cris à la Gare de Lyon , Paris!!

Bonjour nos camarades!!!

 

Nous sommes finalement à Clermont-Ferrand, nous sommes ICI!!!! c'est réel :)) Surtout pour Christine.

 

Nous vous envoyons deux photos, et il y en aura plus dans quelques jours, pour votre plaisir.

Posté par alba_ à 17:29 - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 mars 2007

Les Étudiants de Français et leurs Blogs


Vous n'êtes pas seul(e)s.
Il y a aussi tous les camarades
d'autres cours
qui ont participé
à la création de Blogs.
Mes remerciements à Tous!!
Votre Prof
Juan
;-)))




Les Étudiants de Français et leurs Blogs
Posté par juanuniovi

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18 février 2007

UNITÉ DIDACTIQUE - Beatriz Perille

unitedidactiquebperille

(cliquez sur la photo pour regarder et lire le travail)

Posté par juanfrance à 21:47 - PERILLE MARTINEZ, BEATRIZ - Commentaires [2] - Permalien [#]

16 février 2007

GRAMMAIRE comentée par ALBA

tapasrojas

Posté par juanfrance à 01:23 - ALONSO ARBESUK, ALBA - Commentaires [2] - Permalien [#]

15 février 2007

Le Contionnel / Travail de Alba

conditionnel

Posté par juanfrance à 00:41 - ALONSO ARBESUK, ALBA - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 février 2007

Alba nous pose une question

J'ai trouvé un nouveau doute!!

Dans la phrase : Il a une grande maison.

Je vois aujourd'hui qu'elle est complexe.

P1: Il a une maison

P2: La maison est grande

Et dans l'analyse, je crois que la transformation rélative déterminative fait que << La maison est grande>> fini comme <<grande>> et il sort du déterminant.

Qu'est-ce que vous croyez?

Posté par alba_ à 17:55 - ALONSO ARBESUK, ALBA - Commentaires [4] - Permalien [#]

Un phrase postée par Alba

DibujoregeLa phrase est bien fait? J'espère que oui, mais je vous la laisse pour savoir votre opinion :D

Posté par alba_ à 17:45 - ALONSO ARBESUK, ALBA - Commentaires [4] - Permalien [#]

11 février 2007

Joyeuse Anniversaire !!!! Alba !!!!

Eh oui, mes chères étudiantes,
aujourd'hui notre ALBA
est un peu plus vieille jejejejeje
car............
c'est.............
SON ANNIVERSAIRE

Et voilà un petit souvenir pour toi
de la part de ton prof et de tes camarades
jijijijijijijijijijijijijiji

juansourit


fototarteannieversaire

oursonanniversaire
(clique sure les images pour les regarder et les écouter)

Posté par juanfrance à 13:08 - 0 - COMMENTAIRES DU PROFESSEUR - Commentaires [3] - Permalien [#]

08 février 2007

un doute!! ( ET SA RÉPONSE)

La représentation des relatives déterminatives sort d'où?  du déterminant du GN1 ? et les relatives appositives sort du GN 2?

Je suis un peu folle avec ça

Merci de votre patience :)


Bonjour Alba:

La proposition relative se trouve toujours enchâssé à un GN, c'est-à-dire, tu vas la trouver toujours formant partie d'un groupe nominal ( GN ), peut importe s'il s'agit du GN constituant de la Phrase ( sujet), constituant de Groupe Verbal ( Complément d'objet), ou Constituant d'un Groupe Propositionnel ( du verbe ou de la phrase)

       Exemples:      

  • La fille que tu vois s'appelle Sylvie.            GN constituant de la Phrase
  • Je regarde une fille qui s'appelle Sylvie      GN constituant du GV
  • J'habite avec une fille qui s'appelle Sylvie  GN constituantx du GP 

Donc, la phrase relative tu vas la situer toujours par rapport à un Groupe Nominal, d'accord?



Une fois qu'on est dans le Groupe Nominal, eh oui, il faut connaître la nature de cette proposition relative. Autrement dit, il faut savoir si la proposition relative est DÉTERMINATIVE ou APPOSITIVE

  • Si la phrase Relative est Déterminative, pour ce qui est son analyse, tu la feras sortir du DÉTERMINANT correspondant au Groupe Nominal où se trouve la Proposition Relative
  • Si la phrase Relative est Appositive, tu la fais sortir du Groupe Nominal, comme si c'était un Adjectif.
  • OPTION DÉTERMINATIVE : la fille qui habite près de chez moi s'appelle Sylvie

       GN ----  D + GN
       D-------Art. Déf + P2
       Art Def.... la
       P2 ---------qui habite près de chez moi
       GN----------Nom
       Nom ------file
      

  • OPTION APPOSITIVE : Cette fille, qui s'appelle Sylvie, habite près de chez moi

       GN ----  D + GN
       D-------Dém
       Dém ---------Cette
       GN-----Nom + P2
       Nom ------ fille
       P2---------- qui s'appelle Sylvie

      

Et voilà, j'espère bien avoir répondu à ton doute. Si jamais toi et tes camarades aussi, vous avez d'autres questions à me poser, je vous propose d'utiliser la Fonction " Commentaire" que vous trouverez ci-dessous. Ce sera plus rapide et plus interactif.   

Votre Prof, Juan

 

juansourit

Posté par alba_ à 19:17 - 0 - COMMENTAIRES DU PROFESSEUR - Commentaires [3] - Permalien [#]

07 février 2007

MON ANNIVERSAIRE

Le  11 prochain ce sera mon ANNIVERSAIRE!!! j'espère des animations comme Isi :)

Merci de votre patience

Posté par alba_ à 23:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]

01 février 2007

Résumé de Symboles pour l'Analyse

Je vous propose ici un
RÉSUMÉ DES SYMBOLES POUR
L'ANALYSE EN ARBRE
DES NOS PHRASES

(cliquez sur l'image pour lire le fichier

si vous y trouvez des fautes n'hésitez pas à me le signaler)
resumedesformules

Votre Prof ;-)))


Posté par juanfrance à 02:24 - 0 - COMMENTAIRES DU PROFESSEUR - Commentaires [2] - Permalien [#]

25 janvier 2007

une voix passive

Aver, estreno blog,aver si me sale la frase esa, que ni se si me salio bien.....teacher....hum hum!!! te toca juan!

[URL=http://imageshack.us][IMG]http://img153.imageshack.us/img153/470/morfo4sf.png[/IMG][/URL]

pd: vaya horas!!! igual juan contesta tovia, jijijiji



Posté par stephaniefr à 01:14 - Commentaires [6] - Permalien [#]

19 janvier 2007

Un phrase postée par Cris ;-)))

Phrase: Jean propose à Nathalie de sortir

P1. Jean propose à Nathalie (qqch)

P2. Jean sort

Tcompl-> Jean propose à Nathalie que Jean sorte

T.inf-> Jean propose à Nathalie de sortir.

phrase2

Posté par crisfr à 20:46 - URRUTIA GARCIA, CRISTINA - Commentaires [4] - Permalien [#]

17 janvier 2007

LE PARTICIPE

 

LE PARTICIPE

En grammaire, le participe est un mode du verbe qui lui donne les caractéristiques d'un adjectif : en effet, dans les langues flexionnelles, il ne se conjugue pas mais se fléchit comme un adjectif, d'autant plus quand il acompagne un nom, avec lequel il peut s'accorder (en cas, genre, nombre, etc., mais pas en personne).

En grammaire française, le participe possède deux temps liés à deux voix :

  • présent ; un tel participe est le plus      souvent actif (chantant = « qui chante », voyant =      « qui voit », croyant = « qui croit »). La      grammaire scolaire nomme gérondif une forme composée de la préposition en      suivie d'un participe présent (en marchant) ;
  • passé ; la plupart du temps un      participe passé est passif (vu = « qui est vu », cru      = « qui est cru », donné = « qui est donné »).      Il sert de deuxième élément dans un verbe      composé et n'a plus      de valeur passive intrinsèque : j'ai donné.

1. LE PARTICIPE PRESENT

                         
 

Formation simple

 
 

radical de "nous" au présent

 
 

+

 
 

ant

 
 

partir : partant
   
aller : allant
   
découvrir : découvrant...

 
 

Exceptions

 
 

être : étant

 
 

avoir   : ayant

 
 

Formation composée

 
 

"être" ou "avoir" au participe présent

 
 

+

 
 

le participe passé du verbe

 
 

partir : étant parti(e)
   
aller : étant allé(e)
   
découvrir : ayant découvert...

 


Utilisations :

1. La forme simple du participe présent est toujours invariable.
2. Elle remplace une proposition relative introduite par "qui", indique une notion de simultanéité.
3. Elle peut également remplacer un complément de cause.
4. La forme composée s'utilise uniquement en cas d'antériorité.

http://www.polarfle.com/exercice/avpartpres.htm

 

  1. LE PARTICIPE PASSÉ

 

a. Le participe passé à valeur d’adjectif

Le participe passé employé sans auxiliaire équivaut à un adjectif : il s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.

Nous n’étudierons que les lettres reçues avant le 30 avril.

(le participe passé reçues est du féminin pluriel comme le nom lettres auquel il se rapporte).

La chemise rangée dans le tiroir gauche contient les factures.

Je, soussignée Gilberte Dupin, atteste que... (le participe passé soussignée est du féminin singulier comme le pronom je, qui désigne Gilberte Dupin).

b. Le participe passé à valeur de préposition

Certains participes passés s’emploient devant un nom et servent en quelque sorte à l’introduire : ils ont alors la valeur d’une préposition et sont invariables.

Vu les circonstances, nous acceptons de reporter nos délais.

Leurs filles sont toutes mariées, excepté Françoise.

Approuvé la suppression de trois lignes.

C’est le cas de :

 

     
 

approuvé

 

attendu

 

certifié

 

ci-annexé

 

ci-inclus

 

ci-joint

 
 

compris

 

entendu

 

étant donné

 

excepté

 

non compris

 
 

ôté

 

passé

 

supposé

 

vu

 

y compris

 

 
 

Lorsque ces participes sont placés après   le nom, ils retrouvent leur valeur d’adjectif et s’accordent avec ce nom.

 

Nos   prix s’entendent TVA incluse.

 

Les   documents ci-joints vous donneront tous   les renseignements utiles.

 

Les   participes fait, lu et approuvé sont également invariables lorsqu’ils se rapportent à   l’ensemble d’un document au bas duquel ils figurent.

 

Lu et approuvé le 30 avril 2000.

 

Fait à Lille le 25 mai 1954.

 

 

http://grammaire.reverso.net/index_alpha/Fiches/Fiche207.htm

EXERCISES

Complétez les phrases avec la forme simple ou composée du participe présent.

EXEMPLE :
La femme qui a été retrouvée sur la plage s'appelle Bernadette Dejeu.
La femme ayant été retrouvée sur la plage s'appelle Bernadette Dejeu.

1. Tout le monde ignore comment elle est morte car la police n'a trouvé aucune arme.
La police n'
aucune arme, tout le monde ignore comment elle est morte.

2. Comme elle jouait souvent au casino, elle avait toujours besoin d'argent.
souvent au casino, elle avait toujours besoin d'argent.

3. Son frère Marc est marié à une jeune femme italienne qui s'appelle Gina.
Son frère Marc est marié à une jeune femme italienne
Gina.

4. Parmi les objets qui se trouvaient dans le sac à main, il y avait la photo d'un homme.
Parmi les objets
dans le sac à main, il y avait la photo d'un homme.

5. Les parents de Bernadette étaient très ennuyés pour répondre à certaines questions parce qu'ils ne l'avaient pas vue depuis longtemps.
Les parents de Bernadette,
depuis longtemps, étaient très ennuyés pour répondre à certaines questions.

6. La famille avait décidé de porter plainte contre les journalistes qui salissaient la réputation de leur fille.
La famille avait décidé de porter plainte contre les journalistes
la réputation de leur fille.

7. La confrontation des témoins qui l'avaient rencontrée le jour de sa mort devait aider l'inspecteur.
La confrontation des témoins l'
le jour de sa mort devait aider l'inspecteur.

8. Comme Roger Duflair était un grand détective, l'arrestation du coupable ne faisait aucun doute.
Roger Duflair
un grand détective, l'arrestation du coupable ne faisait aucun doute.

CORRIGEZ-LES SUR LE SITE WEB CORRIGEZ LES SUR LE SITE WEB:

http://www.polarfle.com/exercice/exopartpresav.htmFinal del formulario

ÇA FONCTIONNE :D

 

Posté par Alicia DCC à 21:10 - CASTILLO CAMINO, ALICIA ESTHER - Commentaires [1] - Permalien [#]

L'IMPÉRATIF

NE TOUCHE PAS MON CHIEN!!

 ne_touche_pas_mon_chien

L'impératif

Séance 1

 

On commencera cette séance avec un texte de départ. Il s’agit d’une recette de cuisine où les élèves auront à localiser les formes d’impératif dont ils devraient déjà avoir des connaissances de base par les cours précédents.

Le but de cet exercice c’est de tester ces connaissances de base.

Après cet exercice, on expliquera de nouveau le système de l’impératif dans le but de le réviser et de le fixer, le tout à l’aide des exemples des élèves.

L’activité suivante est conçue comme une activité de motivation, où les élèves auront à se donner des ordres les uns les autres selon les consignes de l’exercice. Ils seront libres de bouger librement dans la salle de classe, renforçant aussi les relations interpersonnelles.

 

Séance 1

 

TOMATES AU CHÈVRE CHAUD

tomates

Ingrédients :
8 petites tomates
2 fromages de chèvre frais (type Chavroux)
4 cs d'huile d'olive
sel, poivre

Recette :
1.Préchauffez votre four thermostat 6 (180°)
2.Lavez les tomates, ôtez le chapeau et, avec l'aide d'une petite cuillère, videz délicatement la pulpe
3.Retournez-les pour bien les égoutter
4.Avec une fourchette, mélangez le chèvre frais à l'huile d'olive
5.Garnissez les tomates avec le mélange, arrosez d'huile d'un filet d'huile d'olive. Salez, poivrez
6.Remettez le chapeau et disposez-les dans un plat allant au four
7.Faites cuire 40mn à thermostat 6 (180°)
8.Servez chaud sur un lit de salade

Conseil : Rajoutez du basilic frais !

Localise et liste les impératifs du texte. Comment se construisent-ils ? Et si tu parles à un ami… comment se construit-il, l’impératif ? Et à la première personne du pluriel ? Fais quelques phrases.

L’impératif a seulement trois formes qui correspondent à « Tu », « Nous » et « Vous ». Il a la même forme que le présent (sans pronom personnel).

Présent de l’indicatif Impératif

Je viens

   
 

Tu viens

 
 

Viens !

 

Elle / Il vient

       
 

Nous venons

 
 

Venons !

 
 

Vous venez

 
 

Venez !

 

Elles / Ils viennent

 

J’apprends

   
 

Tu apprends

 
 

Apprends !

 

Elle / Il apprend

       
 

Nous apprenons

 
 

Apprenons !

 
 

Vous apprenez

 
 

Apprenez !

 

Elles / Ils apprennent

 

Fais attention à la 2ème personne du singulier pour les verbes en –er

Je regarde

   
 

Tu regardes

 
 

Regarde !

 

Elle / Il regarde

       
 

Nous regardons

 
 

Regardons !

 
 

Vous regardez

 
 

Regardez !

 

Elles / Ils regardent

 

N’oublie pas le pronom lorsque tu utilises les verbes pronominaux à l’impératif !

Je me réveille

   
 

Tu te réveilles

 
 

Réveille-toi !

 

Il se réveille

       
 

Nous nous réveillons

 
 

Réveillons-nous !

 
 

Vous vous réveillez

 
 

Réveillez-vous !

 

Ils se réveillent

 

Attention à l’impératif des verbes « être » et « avoir » !

               
 

Être

 
 

Avoir

 
 

Sois gentil !

 
 

Aie patience !

 
 

Soyons gentils !

 
 

Ayons patience !

 
 

Soyez gentils !

 
 

Ayez patience !

 

 

Maintenant que tu connais la formation de l’impératif. Donne des ordres simples et « réalisables » (2 ou 3) à tes copains (à un seul ou à plusieurs : Paul et Véronique, écrivez sur vos cahiers !, Jean, ouvre la porte !) devant la classe. Ils doivent obéir. Fais attention à ce que tu ordonnes, après il sera leur tour à eux.


 Séance 2

 Pendant cette période, on fera plusieurs exercices de grammaire dans le but de mettre au niveau pratique les connaissances expliquées dans le cours précédent et de continuer à les renforcer.

 Dans le but d’obtenir une bonne ambiance dans le cours et de ne pas fatiguer les élèves on écoutera une chanson qui nous servira aussi pour identifier l’impératif, de façon décontractée.

 Suivra une petite mémoire de la négation de l’impératif, et on rigolera après appliquant la négation à la chanson écoutée.


Séance 2

Transforme ces phrases en utilisant l’impératif

Ex : Tu dois faire cet exercice. à Fais cet exercice !

Tu dois dormir 8 heures par jour.

Tu dois avoir tes affaires en ordre.

Tu dois te laver les dents tous les jours.

Nous devons être prudents.

Nous devons étudier un peu chaque jour.

Nous devons être sages en cours.

Vous devez rendre vos devoirs au professeur.

Vous devez arriver à l’heure.

Vous devez écouter attentivement les consignes.

Il faut apprendre les règles de circulation.

Il faut faire du sport.

Il faut boire deux litres d’eau par jour.

 

Voici les consignes qu’on trouve dans les cabines téléphoniques en France. Complète avec la forme de l’impératif du verbe entre parenthèses. (Vous)

Pour téléphoner. (utiliser) __________ votre carte.

(introduire) __________ votre carte ou (composer) __________ un numéro gratuit.

(patienter) __________.

(numéroter) __________.

(retirer) __________ votre carte.

(raccrocher) __________.

Complète cette recette avec la forme à l’impératif du verbe entre parenthèses. Fais attention au vocabulaire. Demande à ton prof si tu en as besoin.

Il faut pour 4 personnes:

- un rôti de veau d'un kilo

- une carotte

- un oignon

- 30 grammes de margarine

- du sel, du poivre

(Prendre) __________ le rôti et (mettre) __________-le à dorer dans une cocotte. (éplucher) __________ la carotte et l'oignon et (ajouter) __________-les dans la cocotte. (Saler) __________ et (poivrer) __________. (Laisser) __________ cuire une heure quinze. (Retirer) __________ le rôti de la cocotte. (Garder) __________-le au chaud. (Mettre) __________ un demi-verre d'eau à bouillir. Quand cette eau est bouillante, (verser) __________-la dans la cocotte: (faire) __________ la sauce et servez-la avec le rôti coupé en tranches.


Écoute cette chanson et complète avec l’impératif.

 

Recette de l’amour fou – Gainsbourg

Dans un boudoir __________ un cœur bien tendre
Sur canapé __________ s'asseoir et se détendre
__________ une larme de porto
Et puis __________-vous au piano
Jouez Chopin
Avec dédain
__________ vos accords
Et s'il s'endort
Alors là, __________-le dehors
Le second soir __________ revenir ce cœur bien tendre
__________ mijoter trois bons quarts d'heure à vous attendre
Et s'il n'est pas encore parti
__________-en sûr c'est qu'il est cuit
Sans vous trahir
__________ frémir
__________ attendre encore
Et s'il s'endort
Alors là, __________-le dehors
Le lendemain il ne tient qu'à vous d'être tendre
__________ toutes les lumières et sans attendre
__________ la farce du grand amour
__________ " jamais " __________ " toujours "
Et __________
Sur canapé
Mais après les transports
Ah ! s'il s'endort
Alors là, __________-le dehors

 

La négation de l’impératif

 

                           
 

Affirmatif

 
 

Négatif

 
 

Écoutez la radio

 
 

N’écoutez   pas la radio

 
 

Viens

 
 

Ne   viens pas

 
 

Faisons la pause

 
 

Ne   faisons pas la pause

 
 

Lève-toi

 
 

Ne   te lève pas

 
 

Dépêchons-nous

 
 

Ne   nous dépêchons pas

 
 

Couchez-vous

 
 

Ne   vous couchez pas

 

 

Réécris la chanson de Gainsbourg. Mets tous les verbes à l’impératif au négatif.

Maintenant chantons la nouvelle version tous ensemble !!!


ALicia del Castillo Camino

 

Posté par Alicia DCC à 18:06 - CASTILLO CAMINO, ALICIA ESTHER - Commentaires [6] - Permalien [#]

Grammaire du Français CLassique et Moderne. R.L. Wagner et J. Pinchon

Grammaire

 

du français

Classique et moderne

R.L. Wagner et J. Pinchon

HACHETTE UNIVERSITE, 1962

 

1. Introduction

Depuis la moitié du XXe siècle, le domaine des études linguistiques a subi une évolution remarquable. Même si la grammaire traditionnelle continue à avoir sa place, au niveau académique ont surgi maintes écoles linguistiques qui ont modifié à jamais la physionomie de la grammaire, notamment le structuralisme européen et la grammaire générative et transformationnelle. Un débat encore inachevé et parfois violent a commencé entre ceux qui s’inclinent vers les nouveaux concepts et ceux qui s’accrochent à la tradition. Ceux-ci négligent souvent l’importance des études contemporaines, des avances et de la richesse qui constitue la diversité de points de vue sur le même sujet, n’allant qu’à la recherche des défauts.

La grammaire du français classique et moderne, de Wagner et Pinchon, dont on va s’occuper dans cette petite étude, essaie de mélanger les « grammaires de l’idiome » (grammaire traditionnelle) et celles de la langue dans le même ouvrage : « elles ont chacune leurs droits et ceux-ci sont complémentaires ». Mais ici on justifie surtout l’importance de récupérer dans l’enseignement actuel les grammaires de type traditionnel.

Malgré les critiques incontestables aux grammaires de type classique : elles risquent d’être rigides, éloignées de la langue vivante ; elles nous donnent une vision partielle de la langue puisqu’elles sont normalement « construites » et unies à un paradigme littéraire concret, qui ne s’inspire pas de la diversité d’un contexte réel ; les grammaires traditionnelles nous offrent un corpus qui essaie d’analyser la langue et sa complexité. Un corpus qui sert à résoudre les problèmes à tous les chercheurs. Les grammaires classiques  assument que « le sens de la grammaticalité n’est pas la même chez tous les chercheurs », raison par laquelle elles essaient de faciliter un contexte commun à tous : ce qu’on extrait, par exemple, des auteurs des œuvres littéraires consacrées. Cette caractéristique, qui a toujours été le blanc des critiques adressées aux grammaires classiques, nous est montrée ici comme leur potentialité.

 « Un idiome n’est signifiant, lui, qu’au niveau des structures superficielles, c’est-à-dire, là où des facteurs externes ajoutent quelque chose de plus aux structures profondes sous-jacentes aux énoncés. Les phrases inventées pour illustrer ces structures sont rarement signifiantes au plein sens du terme. Elles ne le deviennent que dans un contexte situationnel. » … « Il est nécessaire qu’un ajout en étende ou en restreigne la portée, l’accommode au contexte. Ce surplus constitue justement ce qui fonde le caractère vivante des idiomes sur lesquels, de préférence aux langues mortes, travaillent les générativistes »

C’est à cause de cela que les nouvelles méthodes doivent construire des énoncés qui permettent d’avoir divers types de contextes, attirants,  et qui ne manquent pas de situations réelles. Mais ce contexte créé par rapport à une réalité, ne sera qu’une représentation simplifiée d’une réalité. C’est un schéma sur lequel on s’approche de la langue « vivante » mais ce ne sera jamais la langue, elle-même. Par la réduction de toutes les manifestations linguistiques possibles à une seule situation concrète, par la simplification des études de langue aux manifestations particulières qui peuvent être démodées ou ne pas être suffisamment générales, on risque de perdre la complexité et la richesse de la langue.

Cela pose encore des problèmes aux nouvelles méthodes: comment satisfaire tout le monde et comment constituer un corpus organisé et aux repères faciles de manière que le chercheur ne se perde pas entre les divers énoncés ?

« C’est là que des ouvrages d‘un type traditionnel, descriptif, s’avèrent encore non seulement utiles mais indispensables »

 

            2. La grammaire
 

Il s’agit d’une œuvre complexe, très complète d’une vaste dimension qui parcourt environ six cent cinquante pages classifiées par des structures grammaticales.

C’est une grammaire tout à fait explicite qui explique chaque catégorie dans un cadre théorique qui essaie d’être exhaustif et expliquer comment les différents éléments s’articulent dans la langue : les fonctions, modes d’emploi, etc.

Sa table de matières, constituée de trois pages recto verso, nous montre comment cet ouvrage commence par faire une introduction historique autant du point de vue de la langue que de la grammaire (latin, roman, français, la grammaire française) jusqu’à moment de son édition (1962). La bibliographie, les principes d’analyse et les signes (phonétiques) employés et les caractères de l’énoncé (considérations générales sur l’énoncé et la phrase : style direct / indirect / style indirect libre et leurs marques) sont des préliminaires qu’on peut aussi consulter.

Quant aux principes d’analyse les auteurs montrent une volonté de partir de la morphologie pour arriver à la syntaxe, définie comme les rapports que les mots contractent dans des ensembles partiels ou complets. Cette méthode permettra de dégager les « valeurs grammaticales » morphologiques (catégories) et syntaxiques (fonctions), qui sont explicitement considérées comme indépendantes de la réalité hors langue, ce qui montre déjà un souci moderne de restreindre et limiter le domaine de la linguistique en écartant la référence.

Dans la table de matières, on peut apprécier les catégories suivantes : le substantif et ses déterminants, l’adjectif qualificatif, les pronoms, le verbe, les adverbes, les conjonctions de coordination, les prépositions, la phrase.  Cette structure, appréciable dès la présentation des chapitres, confirme l’intention des auteurs  de faciliter l’usage de la grammaire. On trouve sans difficulté ce qu’on cherche avec ce type d’énoncés.  Ensuite, les auteurs ont doué la grammaire d’un index ordonné alphabétiquement où l’on trouve des mots clés tel que : Adjective, adverbes, agent, indéfinis, on, transitif, etc., qui facilitent la recherche à des lecteurs non spécialistes.

Dans cette composition il ne semble pas avoir lieu pour le domaine de l’implicite.

 

3. Brève analyse d’un de ses thèmes (Le substantif)

De façon qu’on puisse se faire une idée de l’organisation du thème, on présente par la suite la table de matières développée du thème consacré au substantif, qui est le premier après les considérations déjà citées, tel qu’il arrive souvent dans les grammaires traditionnelles.

Le substantif

I. Généralités

26. Composition de l’espèce des substantifs.

27. Genre et nombre des substantifs.

28. Les marques de catégorie des substantifs.

29. Les déterminants du substantif.

30. Déterminants spécifiques et déterminants complémentaires.

II. Les catégories du substantif

A. Le genre

31. Notions préliminaires.

32. Substantifs dont le genre héréditaire n’est pas motivé.

33. Substantifs dont le genre est motivé.

34. Le genre des mots nouveaux (dérivés et néologismes)

35. Le genre des noms propres.

36. Les marques du genre féminin.

37. La désinence –e.

38. Les suffixes.

39. Les déterminants spécifiques.

40. Mots génériques.

41. La valeur des genres.

 B. Le nombre

 42. Notions préliminaires.

 43. Les marques du pluriel dans les substantifs simples.

 44. Le pluriel des substantifs composés de deux termes.

 45. Pluriel des substantifs composés qui s’écrivent en un seul mot.

46. Pluriel des substantifs composés dont les éléments sont distincts.

47. Pluriel des substantifs empruntés à une langue étrangère.

48. Valeur du nombre.

 III. Les fonctions du substantif

 49. Fonctions et rôles du substantif.

 Le substantif sujet ou thème

 50. Le substantif est le thème d’un prédicat exprimé.

 51. Substantif sujet d’un prédicat non exprimé.

 52. La séquence du tour impersonnel.

 53. La construction du substantif sujet.

 54. La place du substantif sujet.

 Le substantif attribut

 55. Le substantif assume la fonction d’attribut.

 56. La substantif attribut d’un complément.

 57. La construction des substantifs attributs.

 58. La place du substantif attribut.

 59. Détermination du substantif attribut.

 Le substantif complément

 60. Le substantif complément

  A. Le substantif détermine un substantif

 61. Construction directe

 62. Constructions indirectes

 63. Détermination du substantif complément

 B. Le substantif détermine un adjectif

 64. Construction

 C. Le substantif détermine le verbe

 65. Les compléments essentiels du verbe.

 66. Le complément d’agent

 67. Les compléments circonstanciels

 68. Compléments essentiels et compléments circonstanciels.

 Autres fonctions du substantif

 69. Les substantifs, centres d’une phrase sans verbe

  70. Les substantifs en apposition

 71. Les valeurs du substantif en apposition

 72. Le substantif en apostrophe

 

Dans une grammaire descriptive comme celle-ci, peut-être il n’est pas bizarre de voir que le nombre de pages utilisés pour développer ces trois sujets, soit d’environ une trentaine mais il choque un peu quand même quand on n’a pas l’habitude de la « verbosité » grammaticale.

 L’espèce des substantifs est présentée comme un ensemble hétéroclite dont l’unité se trouverait exclusivement dans la morphologie d’après les auteurs, qui n’essaient nullement de faire une définition du « substantif » au singulier, s’écartant par là, d’une certaine façon, de l’éternel problème de la définition de type traditionnel qui définit sans donner des indications pour l’identification.

Morphologiquement les substantifs sont caractérisés par :

- tenir d’eux-mêmes leurs marques de genre et de nombre ;

- s’appuyer sur des déterminants spécifiques.

En ce qui concerne les marques elles sont classées en internes (prononciation et/ou orthographe) et externes (les déterminants spécifiques, auxquels les auteurs consacrent un chapitre à part).

 Quant au genre des substantifs, les auteurs établissent un classement entre ceux dont le genre n’est pas motivé (ils ont de par sa nature un genre déterminé qui ne peut pas être modifié) parmi lesquels ils classent aussi les mots dérivés dont le suffixe exige un genre déterminé, et ceux dont le genre, par contre, est motivé. Ce groupe-ci serait formé par les substantifs qui désignent des êtres vivants (humains et certains animaux) et pour lesquels il est nécessaire d’établir une distinction de sexe soit par un substantif différent pour le masculin et le féminin, soit par une désinence (-e pour le féminin). Le genre peut avoir aussi une valeur distinctive  lorsqu’il fait possible la différenciation de certains homonymes. Dans leur analyse du genre les auteurs traitent évidemment la question de marques et sa typologie et aussi celle de noms propres.

 Pour le nombre les auteurs commencent par déterminer le cas non marqué (le singulier) tout en signalant la présence de certains substantifs traditionnellement employés au pluriel. Par la suite ils présentent l’inventaire de marques de pluriel et l’application de ces marques à des cas particuliers (substantifs composés – de plusieurs types -, emprunts), le tout suivi d’une analyse de la valeur et la façon d’être utilisé du nombre dans de différents types de substantifs (noms communs et noms propres).

 À la fin du thème, et tel qui nous avait été indiqué au début de l’ouvrage, on nous présente toutes les possibilités combinatoires du substantif, c’est-à-dire, ses possibles fonctions syntaxiques : sujet, prédicat, attribut, complément d’objet, complément déterminatif, apposition, noyau de phrases prédicatives sans verbe.

Les catégories données pourraient nous faire penser qu’il s’agit d’une compilation au style des grammaires traditionnelles plutôt que des modernes. Mais on ne peut pas l’assumer comme vrai parce qu’elles sont des catégories aussi valides pour des analyses de type structural. Cependant on peut bien la différencier de celles des génératives. Pour quoi ?

Les explications des structures syntactiques et comment elles sont abordées nous donnent des indicateurs pour les différencier : les catégories de genre et nombre, par exemple, sont toujours prises en compte à l’heure d’expliquer le substantif pour tous les théoriciens. Ce qui nous importe ici c’est comment le substantif est construit, quelle est sa place dans la phrase et quelles sont ses fonctions. La sémantique est tout à fait négligée, n’étant objet d’étude que les caractéristiques morphosyntaxiques. Cependant on pourrait dire que les générativistes tiennent compte de certains aspects sémantiques, même si seulement ceux qui ont des conséquences au niveau de la syntaxe, tels que les ainsi appelés traits du nom (le substantif) : nom commun – propre, animé – non animé, humain- non humain, comptable- non comptable, masculin - féminin, et aussi, noms singuliers et pluriels. La distinction, par exemple, entre animé et non animé, nous permet d’établir des restrictions pour certains unités lexiques ; par exemple, la phrase : *La pierre est enceinte ne serait pas une phrase correcte en français puisque, même si pierre est un nom féminin, ayant par là le « droit » morphologique d’occuper cette place dans la phrase, le fait d’être « non animé » lui empêche de le faire.

Tandis que autant les visions traditionnelles que les structurales sur la langue cherchent des explications en classifiant ses éléments de manière descriptive, les générativistes étudient comment sont générées les structures de la syntaxe pour expliquer le phénomène qui est la langue.

Il s’agit d’une grammaire théorique qui néglige la pratique, ce qu’on peut observer par l’absence d’exercices d’entraînement pour les différentes unités. C’est une grammaire descriptive pure pleine d’exemples. Parmi les exemples, il y en a qui sont extraits des œuvres littéraires des auteurs classiques (Balzac, Stendhal, Flaubert, Camus,..) mais aussi des situations réelles de la langue parlée.

Cette grammaire fait une comparaison entre l’usage classique et actuel de la langue. Elle s’articule sur une structure traditionnelle (descriptive, explicite, non communicative) mais elle ajoute des notions modernes telles que la présence de transcription phonétique des mots qu’on trouve dans quelques exemples donnés.

Il n’y a pas de souci pédagogique ou didactique présent dans cette grammaire dont on pourrait affirmer qu’elle est consacrée à l’étude de la langue plutôt qu’aux procès d’enseignement et d’apprentissage. Elle s’exprime d’un langage correct presque soutenu qui ne s’adresse pas à personne. Les énoncés ne sont formulés ni d’un point de vu pédagogique (ils ne s’adressent pas aux enfants), ni sociologique (ils ne montrent pas les thèmes d’une approche aux inquiétudes d’une société concrète). Ainsi, quand on parle du substantif on ne lit pas de choses comme « les noms sont mes amis », qu’on pourrait bien trouver dans des énoncés pédagogiques.

Le labeur didactique n’est pas pourtant ici un aspect nécessaire pour arriver à apprendre la grammaire du français. On ne trouvera pas entre ses pages des couleurs séduisantes qui attirent notre attention et même pas de dessins ou de langage iconique. C’est une oeuvre qui donne plus de valeur aux contenus qu’à la forme. Il nous intéresse le « Quoi », pas le « Comment »

 

4. Conclusion

Le fait d’appeler quelqu’un par son nom propre n’est pas un signe de connaître la personne qui le porte. Or, si cela est vrai, on peut dire que la simple (ou pas si simple)  description des éléments qui composent une langue ne va pas tout nous dire sur elle. C’est pour cela que je vois très intéressant l’existence des méthodes modernes qui voient la langue comme un système de communication dont il faut remarquer l’importance des interactions personnelles et les échanges avec l’entourage qui configurent la situation communicative. Mais on ne peut pas négliger le besoin de nommer quelqu’un, par exemple, pour savoir de qui on parle. Au contraire il sera presque impossible de s’adresser à quelqu’un. C’est un phénomène humain de classifier tout.

Alors, le but des études d’une langue ne sera pas, à mon avis, seulement la description et les applications des règles grammaticales données mais cela ne veut pas dire qu’on ne puisse pas essayer de l’expliquer en étudiant les éléments qui la construisent.

 Cependant une approche pragmatique à la langue, qui contemple les contextes et situations les plus variés tout en considérant les éléments situationnels concrets à chaque fois, créant par là un inventaire exhaustif, n’est pas non plus un garant d’arriver à saisir la langue, qui reste dans une certaine mesure, autant par une approche que par l’autre, inatteignable.

Les grammaires, elles ont toutes quelque chose à dire et c’est à nous le travail de tirer d’elles tous les enseignements, de les réorganiser et de les adapter aux niveaux des élèves avec cohérence aux objectifs didactiques dans le cadre institutionnel et complexe qui est l’école.


ALicia del Castillo Camino

Posté par Alicia DCC à 17:59 - CASTILLO CAMINO, ALICIA ESTHER - Commentaires [7] - Permalien [#]